Jean-Luc BOUSQUET
Né en 1961, dans une banlieue de PARIS, Jean-Luc BOUSQUET est un nomade sans racines.
Enfant rêveur et introverti, le dessin fait partie de sa respiration. Il grandit au HAVRE, dans un décor de zone industrielle et d'architecture de reconstruction hâtive d'après guerre. Port quand même. Port surtout. Porte ouverte sur les espaces maritimes. L'Angleterre au bout de la Manche. L'âge d'or du ROCK'N ROLL, de la POP MUSIC et de la B.D qu'il savoure et pratique en amateur avec quelques copains.
Cependant, le ciel plombé et les engelures lui donnent des envies de soleil. Il liquide des études littéraires qui lui ouvrent les portes de la manutention et des containers, des docks et autres fosses amères. Il manœuvre, maçonne, lave des bagnoles et au comble d'une gloire tout à fait intérimaire, muni d'un manche a balai orné d'un rouleau suintant le glauque, peint les allées d'usines. Travail de nuit. Il affûte ses crayons et prépare sa valise.
Quelques années et quelques voyages plus tard, il tente de reprendre des études d'Histoire de l'Art, à NICE, ou il rencontre un jeune peintre portugais, MANUEL TARAIO, dont il partagera l'atelier pendant un an et qui l'initiera à la technique de la peinture à l'huile. Engagé à son tour dans la quête du Graal, il commence à produire une œuvre figurative de facture plutôt classique, tendue, sombre et intérieure. Il ne regarde pas le décor. Le sujet, cette drôle de conjugaison, seul compte. Il en explore les attitudes, la trahison gestuelle. Ses tableaux reflètent des paysages intérieurs et secrets ou les corps en mouvement sont des allégories: ce que la chair offre à l'émotion pour nous amener à pénétrer à l'intérieur de notre propre dimension. Un monde tiraillé entre l'angoisse et l'espoir, la puissance minérale et la fragilité humaine. Une mise en scène que l'on pourrait qualifier de surréaliste, baroque, symbolique, fantastique, schizophrène, onirique. Les pistes sont nombreuses et l'on pourrait certainement beaucoup écrire sur le sens caché de son oeuvre. Mais cet artiste n'a pas besoin d'étiquette, sa création y échappe. On ne pourra qu'être étonné et même surpris, en revanche, par sa technique, empruntée au savoir-faire des peintres de l'époque classique, qui savaient jouer avec la lumière. Jean-Luc Bousquet invite ainsi à faire intrusion dans un monde où les objets, les symboles et toutes les images archétypales inscrites dans l'inconscient collectif se rencontrent, se réunissent, se superposent, s'accumulent et créent ainsi une composition intemporelle, magique mais bien réelle.
Inapte à commercer avec son âme, il devint instituteur tandis qu'il creusait son souterrain, sans
compromission. Jusqu'au jour ou l'exigence créatrice, la naissance de sa fille et sans doute les
effluves tropicales, l'amenèrent à rompre avec le tableau noir.
Installé depuis 94 en Polynésie Française, à Moorea, il persiste dans une oeuvre atypique, questionnant les rivages de la conscience en nous promenant dans une indicible rêverie.
Actualité de Jean-Luc BOUSQUET
A l’initiative de l’APAAC (Association Polynésienne des Amis de l’Art Contemporain), une délégation de la Polynésie Française (8 artistes) a participé au prestigieux Salon de la Société Nationale des Beaux Arts 2007 au Carrousel du Louvre.
A cette occasion, Jean-Luc BOUSQUET a reçu le Prix Spécial du Jury.
Dernières Expos :
2007 : Expo Tabu – Musée de Tahiti et des Iles
Expo Tupa - Biennale de PAO PAO Moorea
Expo collective Galerie des Tropiques
2008 : Expo Mana - Musée de Tahiti et des Iles
Expo La Mort en rit encore - Musée de Tahiti et des Iles
Expo Racines- Biennale de PAO PAO Moorea
Expos à venir :
Octobre 2008 – Florence (Italie)
Galerie TORNABUONI
Via Garibaldi n° 46
Pietrasanta (Lu) 55045
A suivre sur info@galleriatornabuoni.it/ ou sur http://www.galleriatornabuoni.it/
Octobre 2008 – Galerie des Tropiques (Tahiti)
Expo « Blues »Jean-Luc BOUSQUET







